
Centre Ouest Africain de Politiques Publiques
Contexte
L’Afrique de l’Ouest, composée de 15 pays membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), est une région marquée par une diversité culturelle, géographique et économique importante. Depuis les indépendances des années 1960, les pays ouest-africains ont cherché à élaborer et mettre en œuvre des politiques publiques qui répondent aux besoins croissants de leurs populations, tout en s’adaptant aux réalités locales. Ces politiques, qu’elles soient dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, des industries extractives, des infrastructures ou de la gouvernance, ont pour objectif de favoriser un développement socio-économique durable et d’améliorer la qualité de vie des citoyens.
Cependant, malgré des progrès notables dans certains domaines, l’Afrique de l’Ouest reste confrontée à des défis majeurs qui entravent l’efficacité et l’efficience de ses politiques publiques. Ces défis se manifestent par des taux de pauvreté élevés, des inégalités sociales et régionales, une gouvernance fragile, des problèmes d’insécurité, des déficits en infrastructures de base et des systèmes éducatifs et sanitaires souvent inadaptés, et une « malédiction des ressources ». Ces déterminants sont aujourd’hui exacerbés par des perturbations climatiques qui érigent la problématique environnementale au rang des priorités. Dans ce contexte, les politiques publiques, bien qu’elles soient souvent bien intentionnées, rencontrent des obstacles importants, qu’il s’agisse de la faiblesse des capacités administratives, de la corruption, de l’instabilité politique ou de l’absence de mécanismes de suivi et d’évaluation.
La mise en œuvre efficace des politiques publiques en Afrique de l’Ouest est entravée par plusieurs facteurs structurels et contextuels. Parmi les problèmes majeurs, on note :
(i) La redevabilité, la gouvernance et la gestion publique : La gouvernance dans de nombreux pays ouest-africains est souvent marquée par des lacunes dans la transparence, la responsabilité et la participation citoyenne. En effet, il y a une faible participation des populations et des autres parties prenantes comme le secteur privé, dans l’élaboration des politiques publiques. Cela conduit à des politiques mal orientées, mal financées ou mal exécutées, avec un manque de suivi rigoureux et d’évaluation des résultats. L’autre grand défi des politiques publiques en Afrique de l’Ouest, est l’absence et/ou la faible redevabilité des gouvernements. En raison de la faiblesse et de l’instabilité des institutions, notamment dans les secteurs judiciaire et exécutif, les gouvernements sont souvent déconnectés des attentes et des besoins de leurs citoyens. Ce manque de redevabilité compromet la prise de décisions éclairées et l’amélioration de la gouvernance, freinant ainsi le développement socio-économique. Les mécanismes de reddition de comptes demeurent insuffisants, limitant la capacité des citoyens à influencer les politiques publiques et à sanctionner les dérives des dirigeants.
(ii) L’instabilité et la fragilité politique et sociale : L’Afrique de l’Ouest a connu de nombreuses crises politiques, militaires et sociales qui ont affecté la continuité et la cohérence des politiques publiques. Les conflits internes, les tensions ethniques et les changements de régime fréquents perturbent la mise en œuvre des programmes à long terme. L’accroissement des niveaux de de conflits et d’insécurité dans plusieurs pays de la région, en particulier au Sahel, a conduit à une région plus fragile. L’expansion jihadiste vers le sud du Sahel et l’intensification des conflits entre agriculteurs et éleveurs en raison des effets du changement climatique ont aggravé le problème de la fragilité et conduit au retour de multiples coups d’État militaires dans la région.
(iii) Faiblesse et inadéquation du financement des politiques publiques et forte influence extérieure : Bien que des ressources financières soient allouées à diverses initiatives, le financement reste insuffisant, et souvent mal géré, en raison de la dépendance à l’aide extérieure, de l’inefficacité fiscale et de la corruption. Cela compromet la durabilité des politiques. Aussi, on note une forte influence extérieure aussi bien par les pays développés, émergents, que par les compagnies multinationales et les Institutions Financières Internationales. L’inadéquation et l’insuffisance du financement des politiques publiques pourraient également être s’expliqué par les faibles efforts de mobilisation des ressources domestiques (MRD) dans la région. Le ratio des recettes fiscales par rapport au PIB de la région est environ 15 % inférieur à celui des autres régions du continent et à la moyenne continentale de 17 % du ratio impôts/PIB. La faible capacité de MRD, dans un contexte de dette croissante, laisse des ressources limitées pour investir dans les infrastructures et fournir d’autres services essentiels.
(iv) Les inégalités et les disparités régionales : Les politiques publiques n’arrivent pas toujours à répondre aux besoins spécifiques des populations les plus vulnérables, qu’il s’agisse de zones rurales ou de groupes marginalisés, exacerbant les inégalités sociales et économiques. Ces disparités ont conduit à une migration rurale-urbaine croissante et à des inégalités au sein des populations urbaines.
(v) Le manque de données fiables et de capacités d’analyse : Une autre problématique majeure réside dans la qualité et la disponibilité des données, qui sont essentielles pour la formulation de politiques fondées sur des preuves. Le manque de recherches locales, de suivi et d’évaluation des politiques publiques limite leur efficacité. La plupart des bureaux statistiques de la région manquent de capacité pour générer des données en temps réel afin d’informer les politiques publiques dans divers secteurs. Sans des données fiables et accessibles, il reste difficile de concevoir des politiques publiques efficaces pour lutter contre la pauvreté.
(vi) Les défis environnementaux et une grande vulnérabilité aux changements climatiques : L’Afrique de l’Ouest est particulièrement vulnérable aux changements climatiques, ce qui complique la mise en place de politiques de développement durable dans des secteurs tels que l’agriculture, la gestion des ressources en eau, et l’urbanisation. La question du changement climatique dans la région nécessite une attention accrue, notamment en raison des résultats souvent décevants des différentes conférences des parties (COP). Le faible financement alloué à l’adaptation, à l’atténuation et à la transition énergétique dans la région constitue un défi majeur pour la mise en œuvre de stratégies climatiques efficaces. Les faibles ressources financières disponibles limitent la capacité des pays à développer des programmes ambitieux de transition énergétique et à répondre aux effets croissants du changement climatique. Ainsi, il est crucial de renforcer l’argumentaire sur le changement climatique afin de mobiliser des financements adéquats et garantir une transition énergétique durable et résiliente pour les pays de la région.
(vii) Intégration régionale limitée et coordination : Bien que la CEDEAO ait joué un rôle clé dans la promotion de l’intégration régionale, des barrières importantes subsistent pour une coopération transfrontalière efficace. Les politiques nationales sont souvent en conflit avec les stratégies régionales, et il manque une harmonisation dans des secteurs clés tels que le commerce, les infrastructures et la sécurité. Cette fragmentation réduit le potentiel de croissance et de développement partagés dans la région. L’intégration régionale repose sur plusieurs initiatives et directives clés, telles que les directives minières, fiscales et le Tarif Extérieur Commun (TEC). Ces mesures ont été mises en place pour favoriser la coopération entre les États membres, faciliter les échanges commerciaux et promouvoir un développement économique harmonisé. Toutefois, la mise en œuvre effective de ces initiatives au niveau national rencontre plusieurs obstacles.
– Directive Minière : Cette directive vise à réglementer les secteurs miniers afin de garantir une exploitation durable et bénéfique pour les populations locales et les économies régionales. Cependant, de nombreux pays peinent à harmoniser leur législation nationale avec ces directives en raison de la dépendance à l’exploitation minière, du manque de capacités institutionnelles, et de la faiblesse des contrôles environnementaux. L’absence de coopération transfrontalière dans certains cas complique également la gestion des ressources minérales partagées.
– Directive Fiscale : La directive fiscale de la CEDEAO est conçue pour promouvoir l’harmonisation des systèmes fiscaux, réduire les barrières commerciales et stimuler la croissance économique. Cependant, la mise en œuvre de cette directive reste un défi majeur à cause des différences significatives dans les systèmes fiscaux des États membres, ainsi que des capacités limitées des administrations fiscales à gérer ces changements. De plus, les problèmes de corruption et de gestion des ressources financières compliquent leur adoption.
– Tarif Extérieur Commun (TEC) : Le TEC a pour objectif d’uniformiser les tarifs douaniers appliqués aux importations dans la région, afin de faciliter les échanges intrarégionaux et renforcer la compétitivité économique. Toutefois, la mise en œuvre du TEC se heurte à la résistance de certains pays qui, par crainte de perdre des recettes fiscales ou des avantages commerciaux, tardent à adopter ce tarif commun. La gestion des exceptions et les différends commerciaux entre États membres compliquent également l’application uniforme du TEC.
Les défis liés à la domestication de ces initiatives régionales incluent la diversité des priorités nationales, les contraintes politiques, les capacités institutionnelles limitées et les divergences économiques entre les États membres. Pour que ces initiatives soient véritablement efficaces, il est essentiel de renforcer la coopération entre les pays, d’améliorer les mécanismes de suivi et de garantir un soutien financier et technique pour aider les pays à s’adapter aux directives régionales.
Malgré ces défis majeurs qui entravent l’efficacité et l’efficience des politiques publiques en Afrique de l’Ouest, des opportunités émergent également pour remodeler et améliorer les cadres de politiques publiques afin de mieux répondre aux besoins de la population croissante de l’Afrique de l’Ouest.
• Coopération et intégration régionales : L’Afrique de l’Ouest a l’opportunité de tirer parti de ses institutions régionales, telles que la CEDEAO, pour améliorer la coordination et l’intégration des politiques. En alignant les politiques nationales sur les cadres régionaux, les pays d’Afrique de l’Ouest peuvent relever les défis transfrontaliers (tels que le commerce, la migration et la sécurité) et favoriser une prospérité partagée. Renforcer la CEDEAO et d’autres organismes régionaux facilitera également la mise en commun des ressources et des expertises pour résoudre les problèmes communs.
• Progrès démocratiques et réformes politiques : Au cours des deux dernières décennies, de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest ont progressé vers une gouvernance démocratique, avec des élections pacifiques et des transitions de pouvoir dans des pays comme le Ghana, le Sénégal, Sierra Leone, Nigeria et le Liberia. Ces gains démocratiques offrent des opportunités de construire des institutions plus solides et plus responsables, capables de développer et de mettre en œuvre plus efficacement des politiques en phase avec les aspirations et les opportunités existantes. Renforcer la démocratie par des réformes politiques et le renforcement de l’état de droit peut aider à résoudre les défis de la gouvernance.
• Jeunesse de la population et innovation : Avec une population jeune en forte croissance, l’Afrique de l’Ouest a l’opportunité de tirer parti d’une main-d’œuvre dynamique de plus en plus technophile et entrepreneuriale. Des politiques publiques qui favorisent l’éducation, l’emploi, le développement des compétences et l’accès à la technologie peuvent permettre aux jeunes de contribuer à la transformation économique de la région. De plus, favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat grâce à des politiques de soutien peut aider à résoudre les problèmes de chômage et de pauvreté, en particulier dans les zones urbaines et rurales. L’utilisation des TIC par les jeunes entreprises en démarrage a augmenté, notamment dans les pays émergents de la région tels que le Sénégal, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Nigéria. Des entreprises comme Jumia, utilisent des technologies basées sur des applications et sont présentes dans plusieurs pays, créant ainsi des emplois pour les jeunes technophiles de la région.
• Exploitation des ressources naturelles et développement vert : L’Afrique de l’Ouest est riche en ressources naturelles, notamment le pétrole et gaz, les économies bleues, les minéraux et les terres agricoles. En mettant en place des politiques de gestion des ressources plus durables et équitables, la région peut s’assurer que ces ressources contribuent au développement à long terme. Il existe également un intérêt croissant pour le développement vert et durable, avec la possibilité d’adopter des politiques favorisant les énergies propres, la conservation de l’environnement et la résilience face aux changements climatiques.
1. Partenariats internationaux et aide : Les organisations internationales, telles que les Nations Unies, l’Union africaine, FMI, la Banque mondiale et les agences bilatérales d’aide, continuent de soutenir les efforts de politique publique en Afrique de l’Ouest. Renforcer ces partenariats et aligner l’aide extérieure sur les priorités locales peut aider à combler les lacunes de financement et les défis techniques. De plus, une réorientation plus productive de la coopération Sud-Sud ouvre de nouvelles voies d’apprentissage et de soutien partagés entre les pays du Sud.
• Innovation technologique et utilisation de l’intelligence artificielle : L’utilisation croissante des technologies numériques présente des opportunités significatives pour améliorer l’élaboration des politiques publiques en Afrique de l’Ouest. Les plateformes numériques peuvent faciliter une meilleure gouvernance, une meilleure prestation de services et une plus grande participation publique. Il s’agit, ici d’explorer les opportunités qu’ offre la digitalisation en ouvrant des créneaux porteurs capable de soutenir l’emploi, l’efficience des politiques publiques et la croissance. Les initiatives de gouvernement électronique, la prise de décision fondée sur les données et les technologies mobiles pour la prestation de services (comme la banque mobile ou les services de santé) peuvent aider à combler les lacunes en matière d’infrastructures et d’accès aux services publics. L’économie numérique dans les pays de l’Afrique de l’Ouest connaît une évolution significative, notamment en raison de l’augmentation de l’accès à Internet et des politiques gouvernementales visant à promouvoir les TIC. Cette transformation est essentielle pour le développement économique et social de la région, car elle offre de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que le commerce en ligne, la finance numérique, l’éducation et la santé.
– Accroissement de la pénétration d’Internet : L’extension des réseaux Internet dans la région a permis une croissance substantielle de l’infrastructure numérique. De plus en plus de pays, tels que le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Nigéria, voient leurs taux de pénétration d’Internet augmenter grâce à l’amélioration des infrastructures, à la baisse des coûts des services et à l’accès accru aux smartphones. Cela facilite l’inclusion numérique des populations rurales et urbaines, réduisant ainsi la fracture numérique.
– Politiques TIC et numériques : De nombreux pays de la région ont adopté des politiques numériques pour soutenir la transition vers une économie numérique. Ces politiques visent à renforcer l’infrastructure numérique, à promouvoir l’innovation dans les secteurs technologiques, à stimuler la croissance de l’entrepreneuriat numérique et à encourager la transformation numérique des secteurs traditionnels. Par exemple, le Nigéria avec sa politique de « National Digital Economy Policy and Strategy » et le Sénégal avec ses initiatives pour la numérisation des services publics, témoignent de l’engagement de la région à intégrer les TIC dans le tissu économique.
– Émergence de start-ups numériques : Les jeunes entrepreneurs en Afrique de l’Ouest jouent un rôle clé dans cette transition numérique. De nombreuses start-ups innovantes se concentrent sur le développement de solutions numériques adaptées aux besoins locaux, qu’il s’agisse de services financiers mobiles, de plateformes d’e-commerce ou d’applications pour l’éducation et la santé. Des entreprises comme Jumia, Flutterwave et Andela ont réussi à capter une partie du marché numérique en Afrique, créant des emplois et stimulant la croissance économique.
– Défis et perspectives : Malgré ces progrès, plusieurs défis subsistent. L’accès à Internet reste inégal, particulièrement dans les zones rurales, et la connectivité peut être limitée par des infrastructures insuffisantes. De plus, les réglementations relatives à la cybersécurité, à la protection des données personnelles et à la gouvernance numérique doivent être renforcées pour garantir un environnement numérique sécurisé et transparent. Enfin, l’inclusion numérique des femmes et des jeunes reste un défi à surmonter.
L’économie numérique en Afrique de l’Ouest représente un secteur en pleine expansion, soutenu par une infrastructure numérique en croissance et des politiques publiques favorables. Cependant, il est nécessaire de continuer à investir dans l’infrastructure, à renforcer la formation numérique et à développer des régulations adaptées pour maximiser les bénéfices de cette transformation pour la région.
Au total, bien que de nombreuses politiques aient été élaborées dans la région, leur mise en œuvre effective reste un défi majeur. Les institutions faibles sont responsables de la mauvaise mise en œuvre des lois et des politiques. La capacité des États à concevoir des politiques publiques intégrées et cohérentes qui répondent aux besoins de leurs populations, tout en surmontant les obstacles structurels et conjoncturels, constitue doublement une problématique centrale et un défi urgent. Dans ce cadre, il devient crucial de repenser les mécanismes de gouvernance, de renforcer la transparence et l’inclusivité, et de promouvoir l’utilisation de données et de recherches pour appuyer les décisions politiques.
C’est dans ce contexte que le Centre de politiques Publiques pour l’Afrique de l’Ouest se positionne pour contribuer à renforcer l’efficacité et l’efficience des politiques et programmes de développement dans la région. La stratégie du centre va combiner plusieurs outils dont, les recherches & publications, études comparatives, plateforme de dialogue en politique publique, séminaires de renforcement de capacités et la production de notes d’orientation et bulletins d’information, l’assistance technique et la collaboration avec d’autres thinks tanks.
Objectifs
Objectif Général : Créer un espace de réflexion et un centre de formation et de recherche qui vise à catalyser et produire des connaissances à travers des recherches dans les domaines stratégiques en vue d’éclairer les politiques publiques. Il s’agit de générer des données et connaissances, pour informer les politiques publiques, et faire des recommandations pour améliorer leur efficacité et efficience, à travers l’engagement avec les différents acteurs.
Objectifs Spécifiques :
• Renforcer la capacité des acteurs publics et privés et des acteurs non-étatiques à formuler et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces.
• Améliorer la prise de décision des gouvernements à travers l’utilisation des recherches et études. • Soutenir les organisations de la société civile dans le plaidoyer pour une meilleure gouvernance et transparence.
• Faciliter les dialogues intersectoriels entre les gouvernements, les chercheurs et les citoyens pour promouvoir des politiques plus inclusives et basées sur des preuves.
• Mettre en place des mécanismes de suivi et d’évaluation des politiques publiques pour mesurer leur impact et leur efficacité.
Résultat attendu :
En favorisant une culture de l’élaboration des politiques basée sur des données probantes et en améliorant les compétences des parties prenantes impliquées dans le processus de formulation et de mise en œuvre des politiques, cette stratégie vise à contribuer sur le long terme à la création de politiques publiques plus efficaces, équitables et durables dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest.
Axes Principaux d’Intervention
Notre centre va se concentrer sur un nombre limite de domaines dans lesquels, il dispose une expertise avérée et un avantage comparatif par rapport a ce que font d’autres thinks tanks intervenant dans la région. Ces domaines sont en priorité :
• Environnement et développement
• Innovation technologique et utilisation de l’intelligence artificielle
• Énergie renouvelable, exploitation des ressources naturelles et développement vert • Jeunesse de la population et innovation
• Gouvernance et gestion des finances publiques
• Souveraineté alimentaire et agriculture dans un contexte de changement climatique. • Politique de Protection sociale et gouvernance des filets sociaux.
• Coopération et intégration régionales
Pour atteindre nos objectifs, nous utiliserons une approche intersectorielle et multidisciplinaire, portant sur les instruments ci-dessous :
Renforcement des capacités des parties prenantes :
• Objectif :
Renforcer les capacités des responsables gouvernementaux, des organisations de la société civile, des chercheurs et du secteur privé pour participer efficacement au processus d’élaboration des politiques.
• Actions :
– Organiser des ateliers de formation et des séminaires sur i) l’analyse, et l’élaboration des politiques fondées sur des preuves et ii) le plaidoyer.
– Développer des plateformes en ligne et des centres de ressources pour l’apprentissage continu et le partage de connaissances entre les parties prenantes.
– Mettre en place des programmes de mentorat pour les analystes et praticiens des politiques en devenir.
Production et diffusion d’études, de recherches et de notes d’orientations politiques :
• Objectif :
Promouvoir l’utilisation de recherches fondées sur des preuves pour éclairer les politiques publiques dans les pays sélectionnés.
• Actions :
– Soutenir la création de centres de recherche régionaux axés sur des secteurs clés (par exemple, l’agriculture, le changement climatique et le développement vert, la santé, l’éducation, la gouvernance & finances publiques et les ressources naturelles).
– Produire et diffuser des notes de politique qui fournissent des recommandations claires et actionnables pour les décideurs.
– Collaborer avec des institutions de recherche locales pour garantir que les notes de politique reflètent les réalités socio-économiques de chaque pays.
Renforcement du dialogue multipartite :
• Objectif :
Faciliter la collaboration entre les organismes gouvernementaux, les organisations de la société civile, le milieu académique et le secteur privé afin de favoriser des processus politiques plus inclusifs et participatifs.
• Actions :
– Organiser des forums politiques réguliers et des tables rondes avec les principales parties prenantes.
– Encourager la participation des groupes marginalisés, notamment les jeunes, les femmes et les populations rurales, aux dialogues politiques.
– Soutenir la création de partenariats public-privé pour traiter des priorités politiques communes. – Sensibiliser et former la société civile pour qu’elle puisse participer activement au suivi des politiques publiques et exiger des comptes des gouvernements.
– Encourager le secteur privé à jouer un rôle plus actif dans le plaidoyer et l’évaluation des politiques publiques.
Plaidoyer ciblé pour la réforme des politiques :
• Objectif :
Promouvoir la réforme des politiques dans des secteurs critiques, tels que l’éducation, la santé, l’agriculture et la gouvernance, afin de répondre aux principaux défis de développement.
• Actions :
– Mener des campagnes de plaidoyer autour d’initiatives spécifiques de réforme des politiques, comme l’amélioration de l’accès aux soins de santé ou l’amélioration de la qualité de l’éducation.
– Construire des coalitions de parties prenantes pour faire pression en faveur de changements législatifs dans les secteurs prioritaires.
– Soutenir les efforts de plaidoyer avec des notes de politique fondées sur des données, des preuves des meilleures pratiques et des études de cas d’autres régions.
Suivi et évaluation des politiques publiques existantes :
• Objectif :
Assurer l’efficacité et l’efficience des politiques publiques en établissant des cadres solides de suivi et d’évaluation.
• Actions :
– Développer des outils de suivi de la mise en œuvre des politiques clés, évaluer leur impact et fournir des retours d’information actionnables.
– Former les acteurs gouvernementaux et de la société civile sur les techniques efficaces de suivi et d’évaluation des politiques.
– Publier des rapports annuels sur l’impact des politiques pour évaluer les progrès réalisés et identifier les domaines à améliorer.
Cadre Géographique
Quoique la CEDEAO constitue la région de prédilection du centre, pour maximiser l’impact, il est important de concentrer les efforts sur quelques pays membres clés, en tenant compte de la taille de la population, de l’importance stratégique économique et politique, ainsi que des défis spécifiques. Voici six pays prioritaires pour ce programme :
• Nigéria : Le Nigéria est la plus grande économie d’Afrique de l’Ouest et un acteur politique majeur. Bien que le pays fasse face à des défis importants en matière de gouvernance, de sécurité et de pauvreté, il est également un terrain stratégique pour tester des réformes à grande échelle.
• Côte d’Ivoire : Pays avec une économie en forte croissance, mais encore confronté à des inégalités sociales et à des tensions politiques. La mise en œuvre efficace des politiques publiques est cruciale pour maintenir la stabilité et favoriser un développement durable.
• Mali : Bien qu’en proie à l’instabilité politique et à des conflits internes, le Mali est un pays clé dans la région de l’Afrique de l’Ouest. Renforcer les capacités de ses gouvernants et de ses acteurs sociaux est essentiel pour promouvoir une paix durable et un développement inclusif.
• Sénégal : Un modèle de stabilité politique et de réformes économiques dans la région. Toutefois, il doit continuer à améliorer la gestion de ses politiques publiques dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et l’agriculture.
• Ghana : Un des leaders en matière de gouvernance démocratique en Afrique de l’Ouest. Cependant, il existe encore des défis en matière de mise en œuvre effective des politiques publiques, notamment en ce qui concerne la corruption et la gestion des ressources naturelles.
• Guinée : Un pays en transition ou l’ordre constitutionnel a été interrompu par un coup d’état militaire. Le pays est doté de ressources naturelles inestimables avec de grandes potentialités hydrauliques, forestières et agricoles. Cependant, ces ressources sont mal exploitées et ne profitent pas à l’économie nationale et aux populations.
Rencontrez l’équipe :

Dr. Ibrahima Aidara
Directeur Exécutif du Centre de Politiques Publiques pour l’Afrique de l’Ouest

Frederic Kwady Ndecky
Directeur Exécutif adjoint du Centre de Politiques Publiques pour l’Afrique de l’Ouest

Fatou Sy

Marguerite Seck

